Devenir propriétaire de sa résidence principale

Signe de réussite sociale et de sécurité pour la retraite, l’accession à la propriété est un rêve pour de nombreux français. Seulement passer de la location à la propriété n’est pas si simple qu’il n’y parait. Voici quelques conseils pour réussir votre projet immobilier et devenir propriétaire de votre résidence principale.

Le rêve de nombreux français est de devenir propriétaire d’un bien immobilier pour y habiter. Il faut dire qu’au 1er janvier 2018, seuls 58% des ménages* sont propriétaires de leur résidence principale en France. Cela fait donc plus de 40% des ménages qui ne sont à ce jour que locataires, soit via un bailleur public soit via un bailleur privé, de leur logement principal. C’est donc une masse importante de français qui sont concernés par l’accession à la propriété.

Avec des taux immobiliers très bas, l’incitation est très forte de passer à l’acte d’achat immobilier. Cependant, passer du rêve à la réalité peut prendre beaucoup de temps, selon la tension sur le marché, les critères des acquéreurs et les conditions de prêt des banques.

Devenir propriétaire : faut-il un apport ?

Acheter ou louer sa résidence principale ? Cette question trotte dans la tête de nombreux ménages. La réponse ici dépend de la situation des potentiels acquéreurs, de leurs revenus, de leurs envies… Mais si le rêve est de devenir propriétaire, il n’y a pas d’autre choix que de soigner son profil d’emprunteur en amont, afin de présenter une situation professionnelle et financière consolidée à sa banque. 

Outre un contrat de travail stable, l’apport personnel peut-être une condition incontournable pour obtenir un crédit de sa banque. En règle générale l’apport personnel habituellement demandé par les banques représentent 10% du prix du bien immobilier. Et si votre apport est plus important vous pourrez sans doute négocier un meilleur taux. 

Cependant, selon les cas, notamment pour les jeunes emprunteurs, des financements sans apport sont possibles. Le tout est de comparer les banques et leur politique commerciale et de pouvoir justifier l’absence d’un apport. De plus, il est également possible de regarder du côté de certains prêts aidés (Prêt à Taux Zéro – PTZ –, Prêt d’Action Logement également appelé 1% logement) qui peuvent rassurer votre banquier. 

Devenir propriétaire : à quel prix ?

Les prix immobiliers ont vite et fortement progressés dans certaines grandes villes (et ce n’est pas forcément près de s’arrêter notamment à Paris). Ainsi, les acquéreurs se demandent légitimement s’ils achètent au bon prix ? Si les prix ne pourraient pas baisser dans les mois à venir et de fait s’ils n‘ont pas tout intérêt à repousser leur investissement immobilier ?

L’astuce est ici de se montrer réactif aux annonces immobilières, d’enregistrer vos critères dans des agences locales et de faire plusieurs visites pour affiner le plus possible vos critères. Car l’estimation des prix immobiliers est parfois difficile à comprendre. Et les prix peuvent parfois paraître excessifs selon les prestations du bien immobilier, le secteur, l’état nécéssitant la réalisation de nombreux travaux d’aménagement … Là encore, mieux vaut se poser les bonnes questions au préalable : recherchez-vous un logement clé en main ? Êtes-vous prêt à acheter un bien avec travaux ? En la matière, les goûts et les couleurs varient d’un acquéreur à l’autre. Et ils varient essentiellement en fonction du budget. Un budget qui est défini par votre apport personnel et votre taux d’endettement (33% maximum de votre revenu).

Devenir propriétaire : à quoi s’attendre ?

Par ailleurs, il faut savoir que devenir propriétaire de sa résidence principale entraîne des frais annexes qu’il convient de prévoir. Entretien du logement et charges de copropriété en font partie. La taxe foncière est également non négligeable selon la ville où vous comptez acheter, et elle a tendance à beaucoup progresser… Des sommes qui peuvent alourdir votre budget mensuel et qui représentent plusieurs mensualités de crédit immobilier en plus. 

D’où l’importance de bien faire attention lors des visites immobilières au montant des charges de copropriété, à l’état de la copropriété (des travaux sont-ils à prévoir), vérifiez sur les procès-verbaux des précédentes assemblées générales qu’aucune procédure n’est en cours par exemple… Sans oublier de vous renseigner sur le montant de la taxe foncière du bien visé.

Dernier point et non des moindres, pensez à bien faire estimer le coût total des travaux si vous souhaitez rénover le bien (appartement ou maison). Vérifiez aussi que les travaux de rénovation que vous souhaitez faire sont bien autorisés par la copropriété…

*Source INSEE : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3676698?sommaire=3696937#titre-bloc-3

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